Délégationde Vendée

Crise sanitaire

L’équipe, présente auprès des plus démunis

À La Ferrière

Depuis le 16 mars 2020, début du confinement, les équipes du Secours Catholique de Vendée n’ont pas cessé leur distribution. Les livraisons à domicile puis devant les locaux ont permis à l’antenne ferrieroise de l’association de maintenir le lien avec ses bénéficiaires.

Secours Catholique

« J’arrive la dernière, je passe la première ! », s’amusait une bénéficiaire ce jeudi, venue à 10 h 30, précises, l’heure de son rendez-vous pour la distribution de produits alimentaires. «  Pas juste ! », rigole une autre, arrivée en avance. Bonne humeur, convivialité, mais aussi exactitude, sont de rigueur au Secours Catholique. Bernard Guesdon, responsable de l’antenne de La Ferrière et son équipe de trente bénévoles y veillent.

Depuis le 28 mai, la distribution de produits de première nécessité du jeudi se passe à l’entrée du local, mesures sanitaires obligent. Les colis sont préparés à l’intérieur, au fur et à mesure par les bénévoles et remis à chaque bénéficiaire à l’heure prévue.« Nous avons quarante familles, soit cent une personnes exactement »,précise Bernard, chef d’orchestre de l’organisation.

« Nous n’avons jamais cessé de fonctionner. »

Le local est fermé au public depuis le 16 mars, mais le travail n’a pas été arrêté pendant ce temps. Les bénévoles ont porté les colis au domicile de vingt familles, tous les quinze jours, les jeudis matin jusqu’au 14 mai. « Nous n’avons pas sollicité l’aide des plus de soixante-dix ans de l’équipe, mais tous les autres ont répondu présents. », se réjouit le responsable.

Pas d’improvisation, tout a été organisé : une lettre envoyée à chaque famille, quelques jours avant la livraison, un coup de fil la veille pour être sûr. « Portage de votre colis à l’entrée de votre domicile entre 9 h et 12 h. Attention, il y aura des produits frais. », lit-on avant la livraison du 30 avril, qui comptait aussi des masques, réalisés par les bénévoles, modèle pris dans le journal Ouest-France. « Nous en avons confectionné cent cinquante environ  », estime Camille, bénévole. « Cinquante-deux mètres d’élastique, », ajoute Roselyne. Chaque fois qu’elle arrivait à en obtenir, Corine Petit, de Carrefour contact, nous prévenait. » Consignes de lavage et précautions d’emploi étaient spécifiées dans le courrier.

Pour la logistique, chaque bénévole avait sa propre fonction dans la collecte des produits à la Banque alimentaire, la préparation des colis et le portage. « Nos locaux étaient fermés, mais nous n’avons jamais arrêté de fonctionner.  » , tient à préciser Bernard. « Nous avons même pu répondre à la dizaine d’appels d’urgence. » Ce jeudi, il a repris les entretiens avec quelques bénéficiaires, pour aider à résoudre leurs problèmes : emploi, allocations, « ou simplement pour parler d’eux, ils apprécient ».

Le magasin des vêtements est ouvert, sur rendez-vous seulement.

Article Ouest-France, le 26 juin 2020

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