Délégationde Vendée

Déconfinement

En Vendée, la poursuite des actions

Pendant la crise sanitaire, le Secours Catholique de Vendée s’est adapté. De nouvelles formes de solidarité ont bénéficié à près de six cents familles malgré une diminution du nombre des bénévoles

Secours Catholique

Durant le confinement, le fonctionnement du Secours Catholique de Vendée a été chamboulé. Espaces-vêtements, ateliers de convivialité, épiceries solidaires, espaces d’accueil… ces lieux d’accueil ont été fermés pour des raisons sanitaires. Le nombre de bénévoles engagés a chuté. « Nous sommes passés de deux mille cinq cents personnes actives sur le terrain à cent quatre vingt dix », confie François Soulard, délégué du Secours Catholique de Vendée. Il explique : « La moitié de nos bénévoles ont plus de soixante-dix ans. Ils ne pouvaient donc pas être physiquement actifs pendant cette période. Le réseau bénévole est comme le reste de la population : il y a ceux qui n’ont peur de rien et ceux qui ne souhaitent pas se réengager dans un tel contexte, ce que je comprends. »

L’aide alimentaire et la lutte contre l’isolement

Face à cette situation, la délégation vendéenne de l’association a défini deux priorités : l’aide alimentaire et la lutte contre l’isolement. Les épiceries solidaires ayant fermé, vingt-cinq équipes du département se sont engagées dans la livraison de colis alimentaires. « C’était un bon moyen de répondre à la contrainte du sous-effectif et au respect des gestes barrières.  », souligne François Soulard. » Près de six cents familles ont ainsi pu bénéficier de ce portage à domicile.

En parallèle, a été mise en place la distribution de chèques-services à destination des plus démunis : « C’est une nouveauté, explique le délégué. En Vendée, nous avons disposé de 60 000 euros de chèques-services. À ce titre, nous remercions les donateurs, qui ont répondu favorablement à notre appel d’urgence à soutenir notre action. »

En ce qui concerne l’isolement, une chaîne de solidarité téléphonique a été mise en place, avec l’organisation de permanences d’entraide et d’écoute. « Une partie des bénévoles de plus de soixante-dix ans ont continué, par ce biais, à maintenir du lien social avec les personnes fragiles. », lance François Soulard. Le délégué note par ailleurs, une augmentation de : « 5 à 6 % du nombre de familles bénéficiaires pendant le confinement. ». Certaines étaient déjà engagées dans le bénévolat au sein de l’association.

L’accueil familial de vacances maintenu

François Soulard l’annonce : « Nous avons fait le choix de maintenir le lien qui unit les familles de vacances et les enfants qu’ils ont déjà accueillis par le passé ». En Vendée, l’accueil familial de vacances (AVF) concerne vingt-cinq enfants et trente-sept familles. Le choix a été laissé à chacun de poursuivre ou non, cette aventure humaine, au vu du contexte sanitaire. « Les retours sont majoritairement positifs.  », souligne le délégué, qui a dû se mettre en cheville avec les autres départements pour organiser ces séjours solidaires. À l’inverse, les nouveaux bénéficiaires de cette action ne pourront en profiter cette année, « mais si toute une famille souhaite partir, nous pouvons l’aider ».

Pour l’heure, la vie reprend progressivement dans les locaux de l’association. Certains espaces sont de nouveau accessibles aux bénéficiaires. Les quarante-deux équipes du département s’adaptent, au cas par cas.

« Cette période exceptionnelle aura un impact durable sur les activités du Secours Catholique », prévient François Soulard. La pandémie plonge le réseau dans « une vision à court terme.  ». Principale préoccupation, pour le délégué vendéen : « La collecte nationale en novembre, d’où proviennent 80 % des dons. Que vont faire les donateurs dans cette crise économique ?  »

Antoine Morin (Ouest France)

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